| Le 20 septembre, lors de son point presse désormais hebdomadaire, Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice, est notamment revenu sur deux réformes en cours qui ont suscité des réactions cette semaine. En ce qui concerne d'abord la carte judiciaire, le porte-parole a affirmé qu'il n'y avait à ce jour « aucun schéma préétabli » mais que la réforme « se [ferait] ». L'« approche mécanique n'est pas celle retenue par le garde des Sceaux » a-t-il précisé. Selon le ministère, la nouvelle carte ne devrait pas porter atteinte aux juridictions de proximité ni au maillage territorial des avocats. Il a affirmé que la possibilité de ne conserver un tribunal de grande instance par département et une cour d'appel par région « n'était que l'une des options envisagées ». Rachida Dati donnera début octobre les axes retenus après avoir recueilli les contributions des chefs de cours et du comité consultatif dont la concertation se termine le 30 septembre. Réagissant ensuite aux inquiétudes du Conseil national des barreaux qui avait invité le garde des Sceaux, le 15 septembre, « à surseoir à la mise en place de son projet », le porte-parole a précisé que le juge dédié aux victimes serait chargé de « coordonner l'ensemble des services dédiés à la prise en charge des victimes » et qu'il n'était pas question « d'opposer avocats, magistrats et associations de défense des droits des victimes ». Le garde des Sceaux présentera le dispositif le 9 octobre prochain. Il devrait concerner la mise en place d'un juge du siège par juridiction spécialement dédié aux victimes pendant toute la durée de la procédure. Enfin, le porte parole a renouvelé l'annonce selon laquelle chaque tribunal devrait être équipé, à compter du 1er janvier 2008, de matériel de numérisation afin de permettre le suivi en ligne de certaines procédures, l'accès à un dossier ou à un extrait de jugement.
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