Il m'arrive de parler politique ... ce site est donc déconseillé aux mineurs
Marathon de la danse au "nouveau festival octobre en normandie".
Geneviève Vincent questionne les mots inventés d'une danse "corporéitale".
Evocation de l'histoire du Sacre qui oublie Lydia SOKOLOVA et Léonide MASSINE. Ils avaient cependant recréé pour DIAGHILEV le Sacre en 1920 avec le mécénat de Gabrielle CHANEL et ce fut enfin le triomphe. L'oeuvre leur doit sans doute autant qu'au scandale qu'avait provoqué la chorégraphie audacieuse de NIJINSKI.
Le public rouennais qui se veut difficile infligera à Raimund Hogue de pales applaudissements et quelques houhou après son interprétation avec Lorenzo de Brabendère de son oeuvre "Tanzgeschichten" c'est à dire "histoire de danse".
Peut être n'aurait il pas du s'aventurer dans notre bel hangar et froisser de sa bosse l'esthétisme ambiant. A moins que l'on ne se soit tout simplement ennuyé. Au sujet de cette oeuvre, Raphael de Gubernatis écrivait : "Réduits l’un et l’autre à une gestuelle minimaliste, tenus à des parcours à la géométrie rigoureuse où le plus jeune semble reproduire ce que fait l’autre, comme s’il s’agissait là d’un parcours initiatique, les deux interprètes se présentent sous une forme dépouillée à l’extrême. Cependant que s’entend le sublime chaos instrumental du "Sacre du printemps" et qu’entre ce maelström musical et la sévérité de la gestuelle naît une tension qui fait toute l’étrangeté de l’œuvre. "
"Tanzgeschichten" avait manifestement sa place dans cette évocation subtile et parfois étourdissante du "Sacre du Printemps".